Le XIXe siècle

Le Mousset - Extrait du plan cadastral Popp (v.1870)

Le Grand Moulin - Ancienne roue à aube (v.1930)

Au début du XIXe siècle, la seigneurie fut érigée en commune et son importance ne fit que croître. Une statistique de 1811 mentionne 196 habitations et 765 habitants. Elle se vit adjoindre l'ancienne seigneurie de Parfondvaux en 1823.

Economie locale :

Hameau du Frise
La source (fin du XIXe s.)

A l’origine elle fut essentiellement forestière. N'oublions pas que le territoire était durant l'antiquité une vaste forêt couvrant tout le pays. Puis, avec le défrichage [Sarthe = ancien français « essarter » = défricher], les terres furent exploitées et l'agriculture s'intensifia au fil des siècles. Cultures de céréales (Épeautre, seigle, avoine et orge principalement).
Progressivement, la culture des fruits et légumes se répandit sur de petites parcelles [courtils = Petit jardin attenant à une maison de paysan]. Cette activité va perdurer jusqu'à nos jours de même que l'élevage, qui va nécessiter de grandes zones de pâturages.
A partir du XVe s., une nouvelle forme d'économie se développa au village avec l'exploitation de la houille (notamment à Saivelette) et un peu plus tard, l'apparition de petits ateliers de cloutiers.
Une part importante des activités demeura cependant centrée sur les produits des nombreuses fermes. Ainsi, les moulins et laiteries vont se multiplier tout le long du ruisseau Sainte-Julienne, comme les fouleries de draps de serge (laine tissée).
Il est à noter que la vigne fut également cultivée pendant quelque temps. Une brasserie (au hameau de Chefneux) exista également durant des décennies (XVIe s.).

Hameau de Saivelette
Le moulin (fin du XIXe s.)

Au XIXe s., le développement économique entraîna la première urbanisation du village (Mosty, rue Haute et Haute Saive).
En plus des fermes et leurs produits, une petite industrie se développa à partir des premières fabriques des siècles précédents. L'industrie du drap (fouleries) et celle du fer, déjà présentes, vont prospérer.

Le tram vicinal, arrêt Mosty (v.1900) - Carte postale

Les cloutiers toujours nombreux, mais aussi des ferronniers et surtout des platineurs (Ouvrier qui usine la platine d'une arme à feu) se multiplièrent jusqu’au début du XXe s. à la différence des houillères dont l'exploitation sur le territoire de Saive semble avoir cessé à l'inverse des charbonnages des communes limitrophes (Cheratte, Trembleur ou Queue-du-Bois).

Un siècle durant, la région bénéficia pleinement d'une paix qu'elle n'avait jamais connu auparavant. Elle en profita pleinement pour continuer sa croissance. Elle sera connectée au réseau des chemins de fer Vicinaux (Ligne 466 Liège-Barchon) à partir de 1898.