LE hameau

Les prairies descendant du Cohy vers le vieux château et la Julienne (2002)

Le hameau du Cohy est implanté sur le versant ouest du vallon du ruisseau Sainte-Julienne entre le Mosty et le Grand Moulin, en contrebas de la campagne de la Sarthe. Il offre une vue remarquable sur la vallée et le vieux château.

Le nom «Cohy» provient d'un ancien propriétaire local «François Gohy» qui en 1690 acquit une ferme dans ce que l'on va appeler «l'enclos Gohy». Le nom évoluera pour devenir «Trooz Cohy» puis «Le Cohy» tout simplement.
La voie ou rue du Cohy, partant de la campagne de Rabosée, traverse le hameau en descendant vers la vallée puis forme un coude pour remonter vers le nord. Anciennement, elle se prolongeait, via les prairies en pente douce, jusqu'au moulin Desvignes (bâti le long de la Julienne).

La dépendance classée du Cohy

Le bâtiment avant restauration (vers 1980)

La facade Est après restauration

Composé de quelques fermes imposantes entourées de beaux vergers, le site peut s'enorgueillir de posséder la plus vieille maison de l'ancienne commune de Saive. En fait, il s'agit d'une dépendance datant de la fin du XVIe s. (ou tout début du XVIIe s.).

Elle faisait partie d'un ensemble de constructions majoritairement en colombage (encore partiellement debout à la fin du XIXe s.) qui formait à l'origine un quadrilatère le long de la rue du Cohy. Ces quelques chaumières avaient sans doute un usage agricole. Le puits qui se trouve à l’extérieur, le long de la rue, était commun à l’ensemble.
Le bâtiment ancien, couvert de chaume, se composait au rez-de-chaussée de deux pièces : la cuisine avec son âtre en grès houiller (toujours existant) et la chambre avec une petite cheminée liégeoise à feu ouvert et un lit à alcôve disparu ; l’annexe latérale et le premier étage étaient à usage agricole.

Le pignon Nord après restauration

L'ensemble des murs de ce petit bâtiment assez remarquable sont en colombages sur soubassements de grès, ils s’articulent autour du massif de cheminée en grès, sorte de colonne vertébrale. Les murs sont tous constitués de poteaux verticaux et en arc-boutant dont l’harmonie est rare.

Le bâtiment, classé depuis 1983, a bénéficié d'une remarquable restauration quelques années plus tard.

Sources :
Georges Abraham, Promenade historique à Saive - Notes de Toponymie et d'Histoire, 2ème édition, Blegny-Mine, 1996
Alex Ceulemans, Carnet n°77. Le patrimoine de Blegny - Institut du Patrimoine Wallon, 2011