L'économie locale

Rue Haie delle Praye et le Mousset en arrière-plan

L'ancien moulin Lecloux dans les années 1970

Dans les environs immédiats du hameau existèrent plusieurs houillères dont la Fosse Saint-Pierre (attestée déjà en 1447) située au lieu-dit « fond le Maître » au-dessus de l'ancien terrain de Basket-ball et la Bure Marnette (?), entre la rue de Soutré et le ruisseau Sainte-Julienne.
Cette mine, implantée dès 1720 dans un terrain fréquemment envahi par les eaux, sera fermée vers 1812. Elle comptait environ 50 ouvriers au début du XIXe s.

Une foulerie (draps de serge) était implantée non loin du hameau, sur la route d'Évegnée, le long du ruisseau.
Le Mousset possédait également son moulin appelé le « petit » en opposition avec le « grand » implanté au pied du vieux château. Bâti au lieu-dit « le Faury », il bordait le chemin de la Julienne.
Sa roue à aubes était actionnée par le fort courant de la Julienne canalisée à cet endroit et déviée via un bief vers celle-ci.
Propriété de la famille Lecloux-Dodémont, il arrêta de fonctionner dans les années cinquante.

L'entrée du hameau en venant de Tignée. L'ancienne forge Leclercq était à l'arrière des bâtiments au centre de la photo.

L'arrivée de la nouvelle route de Tignée

 

La famille Leclercq exploita durant de longues années (XIXe et début du XXe s.) une petite forge servant à la fabrication de clous et de pièces d'armes à feu. Le commerce était florissant et la petite entreprise exportait vers les pays limitrophes dont la France principalement.

Anciennement, pour se rendre au village voisin de Tignée, il fallait monter le chemin « du Bois de Saive », qui passait le long de l'ancienne ferme des Hospices ou « Cense du Bois » aujourd'hui propriété de la famille Otten. En 1868 fut réalisée la route actuelle menant directement à Tignée par le haut du vallon du ruisseau d'Évegnée.
Une ancienne source surnommée fontaine «du Bon Raisin», tarie aujourd'hui, était présente au départ de cette voie. Son nom rappelle que la vigne était cultivée jadis dans nos campagnes. Les textes anciens mentionnent différents lieux-dits faisant allusion à la vigne notamment le long de la Haie delle Praye ou à Chefneux ainsi qu'en contre-bas du vieux château.

Le côté Est de la place du Mousset.
A l'arrière plan, l'ancienne "Voye del pèry"

En 1839, l' administration communale de Saive décide d' établir une foire annuelle pour la vente de toute espèce de bestiaux. C' était la fameuse foire aux cochons (Li fôre a pourcés).Elle se déroulait alternativement au Mosty puis au Mousset.
Elle était fixée le mardi suivant le premier dimanche d' octobre. On y trouvait bien évidemment les vendeurs de bestiaux puis peu à peu furent mis en vente tous les produits des fermes et durant les dernières années, cette foire était devenue également une grande brocante où à l'instar de "La Batte" à Liège, on y trouvait de tout.
Elle disparut juste avant la seconde guerre mondiale.

Sources :
Edouard Poncelet, La seigneurie de Saive, extrait du Bulletin de l'institut archéologique liégeois - tome XXII, 1891
Georges Abraham, Promenade historique à Saive - Notes de Toponymie et d'Histoire, 2ème édition, Blegny-Mine, 1996
Georges Abraham, Publications diverses, notamment journal "Le dimanche", années 1960